Je perds la tête, je perds mes chaussures rouges, je me mets du rouge à lèvres, je pulpe mes lèvres devant le miroir, je brise la glace, j'aime la glace à la violette, je me mets du parfum, j'aime respirer l'air du bois en automne, j'aime voir les feuilles voler, je rêve que je vole, je ne dors pas très bien, je reste dans mon coin...
Amusez-vous tous dans votre coin, tout ça pour venir pleurer dans mes bras demain, mais cette fois-ci pas de câlin, juste le regard de trop, je casse tous mes pots, donc fini les fleurs, fini d'avoir peur, mais plus aucune odeur, le chat est noir et ma robe est rouge, moi j'aime mieux les fraises, et puis j'aime pas, je suis pas à l'aise, j'en ai marre d'être polie, d'être comme il faut, j'aimerais te dire ta gueule et te dire que tu m'emmerdes, moi je suis pas gentille, moi je suis jalouse des jolies filles, moi j'aime pas les filles, je pense plus aux garçons mais parfois ils sont cons, moi je m'habille en noir, j'aime la grande roue de la foire, mais je sais pas faire la roue, je sais faire le poirier mais j'aime pas les poires...
Moi je déteste les compliments mais je déteste qu'on m'en fasse pas, moi j'aime bien qu'on me frappe mais j'aime pas les disputes, moi j'ai peur de tous ces cris du soir, planquée dans mon placard, avec tous ces cafards qui me grimpent sur les joues, et tous ces clous au sol qui m'écorchent les genoux, moi j'ai peur des insectes qui grouillent, qui me testent dans le noir, je les vois partout sur mon corps et je me souviens qu'il n'y a pas encore si longtemps la mort, frappait à la porte de mon petit placard tout noir, qui me parlait d'un tunnel encore plus noir mais avec une grande lumière tout au bout, et moi je ne voyais plus le bout, de ma petite vie de rien du tout...
Et moi je porte une belle robe à pois avec des dentelles, et tous ces sons résonnent, "mais que tu es belle", ils m'écorchent les oreilles, et ils me font sourire, comme d'habitude je suis collée au buffet, de la crème plein la bouche, j'admire les gâteaux, tous plus grands, tous plus beaux, et puis on me fout sous la douche, très froide comme chaque matin, mais il paraît que ça fortifie les seins, et puis les miens, i' sont riquiquis, ils ressemblent à des fruits, à deux petites mandarines fraîchement cueillies...
Moi les fêtes j'aime bien, j'y fais n'importe quoi, mais je sais pas pourquoi, c'est plus fort que moi, je saute je crie, vous dites que j'ai l'air d'une petite pute, mais vous savez, j'aime pas les disputes, alors tant pis, je saute et je crie, au moins je souris, et ça c'est le principal, c'est toujours ce qu'on oublie, et puis une petite pute ronde peut être très mignonne, mais je cherche pas le glamour, je sais pas, de l'amour, j'en parle pas...
Les pommes j'adore, j'en veux encore, c'est un fruit interdit, c'est pour ça que c'est mon préféré, j'aime aussi les nectarines pour quand je me promène dans le désert, qui est vachement désert, ya pas un chat, juste du sable, qui rentre par tous les trous, qui désseche mes lèvres, c'est douloureux, mais faut quand-même sourire, peut-être qu'il y a des fêtes dans mon désert, sous ce ciel vachement bleu et plein de nuages en formes de nounours, tout ce ciel pour un seul oiseau, rien qu'un petit moineau, et mon soleil brille, il fait froid mais il fait beau, j'ai les cheveux en bataille, j'y vois plus rien, je déraille...
Cette nuit je suis dans les sciences, moi je veux cosmonaute, parce que tu peux avoir la tête dans les étoiles tant que tu veux, et puis tu flottes, tu pèses plus rien, donc forcément c'est un croissant tous les matins, les étoiles je veux les connait' toutes, tous ces beaux dessins, reliés à rien, ce sont des constellations, qui brillent de mille feux, dans mon coeur petit comme ça, qui bat trop vite pour tes beaux yeux, dont je ne connais même pas la couleur parce que c'est indescriptible, et puis ya aussi les planètes, on sait pas y vivre, c'est bête, tout cet univers, créé pour rien, mais moi je trouverai, d'autres personnes aussi seules que moi, et plus jamais y aura de vide, je serai remplie de chaleur, moi je serai exploratrice mais d'un autre monde, celui dans l'espace, qui est pas si scientifique, j'en ferai quelque chose de magique, qui vous crèvera les yeux de beauté...
Et puis moi j'attends le prince charmant, le vrai le beau le grand, le bizarre, l'étrange, au coeur noir, comment vous le saviez pas, je sais, jle dis seulement maintenant, mais je garde le meilleur pour la fin, puis toutes les bonnes choses ont une fin, et en plus je commence à avoir faim, je mangerais bien un brownie, j'aimerais du chocolat partout, sur les murs, sur le plafond, plein les mains, sur ton front, je reviendrai demain, pour de nouvelles fabulations,
Sans les mains !!